vendredi 5 septembre 2008

03/09/2008 : Kiree desu !!!

Ce matin, réveil à 6h30 par le service au téléphone, après une nuit pas des plus reposantes. Nos téléphones n’ont pas arrêté de sonner de 3h à 5h du matin (7h de décalage horaire avec la France, il faut le préciser), on ne les avait pas éteint parce qu’on y avait activé les réveils.

7h30, petit déjeuner dans la salle du rez-de-chaussée, un western style (tartines et salade de chou, allez savoir où ils ont vu ça…) pour moi, et japanese style pour Mathieu (je crois qu’il a un peu regretté cette fois, en tout cas ne lui parlez plus de soupe miso ou de tofu).

8h30, départ du ryokan, qui nous aura beaucoup moins marqué que le premier à Miyajima. On se dirige vers l’arrêt de street car (prononcez : Strittocar comprenez : tramway), pour se diriger vers la gare d’Hiroshima, car nous partons pour Kyoto. Mais avant cela, on a prévu de faire un stop de quelques heures à Himeji, à mi chemin, où il y a le plus beau château féodal du Japon, une visite à ne surtout pas manquer !


9h40, on prend le train, on a déjà pris du retard, parce qu’on a loupé le train précédent prévu au programme.

11h00, arrivée à Himeji ! On met nos sacs à dos en consigne à la gare, comme ça on sera plus à l’aise pour se déplacer, et profiter de la visite et du beau temps. On a décidé de se rendre de la gare au château à pieds, il était à environ 20 minutes de marche, et ça nous a bien dégourdi les jambes. On flâne un peu sur le chemin, on a regardé les boutiques, les gens, l’ambiance. On s’est bien rendu compte qu’on était dans une petite ville. Ca n’a rien à voir avec l’agitation de Tokyo, tout le monde à l’air plus paisible, et les gens nous saluent volontiers sur notre passage en nous faisant de grands sourires. Je pense qu’ils étaient contents de voir des étrangers visiter leur petite ville, et découvrir leur patrimoine culturel.

Avant d’entrer dans l’enceinte du château, on voulait acheter de quoi manger à emporter, mais il est interdit d’amener de la nourriture sur le site historique, et on a donc décidé de faire demi tour et d’aller au McDo.

Allez ! C’est parti ! Château d’Himeji nous voilà ! On paie notre entrée 600¥ chacun (environ 4€), et on est tout de suite émerveillé par la beauté des lieux. On aperçoit le château imposant, trônant sur sa colline, et les murailles aux tuiles décorées de sceaux des clans qui ont régné jadis. Sa construction a évolué au fil des siècles, du 14ème au 17ème siècle, et aujourd’hui, on peut distinguer plusieurs bâtiments, dont le plus important : la main tower sur 7 étages. On traverse des jardins, des anciennes pièces où l’on stockait le sel et le riz, pour enfin y arriver.


A l’entrée, on doit retirer nos chaussures, pour préserver les parquets d’époque. C’était assez rigolo, car, tout le monde avait l’air un peu bête pied nus ou en chaussettes dans le château. Ce n’est pas un château très décoré, mais on y a exposé de très belles armures de samurai, des armes de guerre, et une foule d’explications sur les différentes pièces, coins et recoins du château. On a décidé de monter les 7 étages pour la vue imprenable sur la ville qui s’étend jusqu’à l’horizon. Une fois là haut, on obtient le tampon du château (à chaque lieu important au Japon, il y a un tampon souvenir, et on commence à avoir une belle collection), bien mérité.


On redescend les escaliers escarpés, on se rechausse, et on va voir « harakiri – maru », c’est l’endroit où les samouraïs se suicidaient s’ils estimaient avoir déshonoré leur souverain, comme preuve de dévotion. C’est vraiment une culture très différente de la notre. Le temps de prendre quelques photos, on se dirige vers la sortie, car notre train pour Kyoto ne va pas tarder. Et c’est évidemment à ce moment précis qu’il se met à pleuvoir à torrent ! On avait laissé les parapluies à la consigne de la gare, catastrophe ! Impossible de se déplacer sous une pluie pareille, on s’est donc abrité sous le toit d’une petite boutique souvenirs du château le temps que ça se calme un peu. Une demi heure plus tard, il pleuvait toujours, mais un peu moins fort, alors on s’est vite dépêché de faire les 200m qui nous séparaient d’une petite rue commerçante couverte qui allait jusqu’à la gare. Trempés jusqu’aux os, on récupère nos sacs, et on loupe le train prévu d’1 minute ! Ce n’est vraiment pas de chance, car il faudra qu’on attende 1h dans la gare le prochain train.


Pendant ce temps, on a observé avec admiration les Nozomi 700 (train le plus rapide du monde !) passer à toute allure devant nous, faisant tout un tas d’étincelles. On monte un peu déçu dans notre Hikari 450 (parce que nos JR Pass ne nous permettent pas de monter dans les Nozomi).

Arrivée à Kyoto, on se dirige à pieds vers notre Ryokan pour 3 jours : le Kikokuso. Il se situe à 10 minutes de marche de la gare de Kyoto, en face du parc Shosei-en.


C’est une vieille dame et un vieux monsieur, très charmants qui nous accueillent et nous montre notre jolie chambre japonaise. Ce ryokan est magnifique, il a plus de 150 ans. On se relaxe un peu avant de ressortir pour manger.



La patronne nous indique le quartier de Gion (à 2 arrêts de métro. Gion, c’est aussi le quartier des Geishas (il y en a 300 à Kyoto, et il en reste 1500 dans tout le Japon, c’est très peu), et on espère bien en voire une ! On se trouve un petit resto chinois (tiens, ça change un peu comme ça !), on a commandé du poulet ananas, du porc poivrons et des beignets d’aubergines sel/poivre, le tout avec une bonne bière japonaise. On découvre également que Gion, c’est le quartier des « Host Bars ». Ce sont des établissements pour célibataires qui se sentent seuls, et veulent passer la soirée en compagnie de jeunes hommes ou jeunes femmes talentueux (chanteurs, danseurs, etc…), qu’ils choisissent sur catalogue à l’entrée, et paient en moyenne 6000¥ de l’heure leur compagnie. Encore une fois rien de sexuel, on vend du rêve au Japon, mais on ne le touche jamais du doigt.

On s’est un peu baladé le long de Shijo-Dori, et on est tombés sur un « temple » shinto (ça ne se dit pas temple, mais Shrine en anglais, et en français je ne sais pas comment on le traduit), la Yasaka Shrine. C’était vraiment magnifique ! Il y avait des milliers de lanternes en papier éclairées, l’endroit était magique. C’est vraiment une visite à faire la nuit je pense.



Après cette découverte, on a décidé d’aller tester les Pachinkos. On y a passé 2000¥, et une gentille hôtesse a essayé de nous expliquer, mais on n’a rien compris, lol !


Retour au Ryokan, où la vieille dame nous montre le superbe jardin Zen de la bâtisse, avec son pont en bois et ses carpes Koï géantes. Elle nous invite également à aller quand on le veut dans le bain commun de l’établissement. Franchement, on était la seule chambre à avoir une salle de bain privée, et ça ne nous tentait pas trop, mais quand on a vu le bain, on a tout de suite changé d’avis ! C’était un tout petit Onsen avec un bain en rocaille et une petite cascade. Elle a bien senti qu’on était réticents et nous a rassuré en nous disant qu’on pouvait fermer à clefs lorsqu’on y était et qu’on pouvait y aller ensemble (les onsens ne sont pas mixtes pour la plupart au Japon). Je voulais lui dire que c’était très beau, et elle nous a appris le mot « KIREE ». On lui a dit très vite « Kiree desu ! ».


1 commentaire:

Anonyme a dit…

bonsoir mes cheris,
à demain si vous le voulez bien????
je prepare une soupe muso et du tofu pour Mathieu!!! lol!!!!!
je vous aime
MAMAN