samedi 30 août 2008

29/08/08 : Yurikamome

Aujourd’hui nous avons décidé d’aller visiter Odaiba, l’ile artificielle située dans la baie de Tokyo, Daiba signifie forteresse en japonais. Il y a d’ailleurs des canons positionnés de chaque coté de l’ile.Pour s’y rendre nous avons pris la Yamanote (JR) jusqu'à Shimbashi puis le fameux Tokyo Monorail (ligne Yurikamome) qui fait un tour aérien dans partie sud de la ville et passe par le grand pont suspendu (Rainbow Bridge) pour arriver à Odaiba. Magnifique.

En arrivant, nous avions une superbe vue sur la statue de la liberté d’Odaiba avec en arrière plan le Rainbow Bridge que nous venions de traverser. Ici c’est la fête, nous sommes vendredi c’est le début du weekend pour les japonais (vendredi-samedi = samedi-dimanche en France) et le soleil est éclatant, un groupe de musique (5 jeunes japonaises qui chantaient et qui dansaient) avec tout un public de fans étaient là « pour nous accueillir ? ».

Nous n’avons pas manqué de passer par Toys’R’us, ou nous avons acheté quelques babioles pokémon et autres, puis nous sommes allé visiter le Miraikan. Il s’agit du musée national de l’innovation et la science. Nous nous attendions à voir les robots évolués qui sont passés à la télé (dans « Un œil sur la planète) : des robots qui parlent comme vous et moi et qui se déplacent de façon humaine, ou peut être encore des robots ménagers évolués, mais il n’en était rien, nous n’avons vu que quelques petits robots qui paraissaient dater de quelques années déjà. Un des robots était capable de comprendre les signes qu’on lui faisait et effectuait un mouvement en conséquence c’était le clou du spectacle. A l’étage supérieur (on passe de l’étage 3 à 5 : l’étage 4 n’existant pas car le chiffre 4 porte malheur au pays du soleil levant.) il y avait des navettes spatiales reconstituées, et nous avons pu remarquer que les astronautes dorment à la verticale, dans un sac de couchage sanglé au mur.Un peu déçus, nous sommes repartis vers Palette Town (Bourg palette dans le jeu Pokémon) où se trouvent le célèbre Toyota MegaWeb et Venus Fort.Toyota MegaWeb c’est un showroom immense sur les voitures Toyota. Il y a bien sûr des voitures à perte de vue sur 2 étages. En bas, il y avait quelques simulateurs de conduite sportive, un stand RideOne(réserver 24h à l’avance et se munir de son permis international pour conduire une voiture sur un circuit), un stand hybrid kids (voitures hybrides à l’essai pour les enfants) et enfin un stand e-com ride. Le e-com ride c’est un circuit qui passe dans l’édifice avec des ponts suspendus etc., sur lequel passent des voitures électriques autonomes. Elles suivent des petites balises métalliques situées au milieu de la route. C’est en quelque sorte la présentation des recherches effectuées par Toyota qui a déjà sorti une voiture s’arrêtant toute seule au stop et au feu rouge ainsi qu’une voiture capable de détecter les autres voitures afin d’éviter les collisions. Manque de pot, le système était en panne au moment ou on voulait tester… Il a fonctionné à nouveau au moment ou nous partions.


En nous rendant vers la 2eme partie du showroom (Universal Design) nous sommes tombés sur la plus grande grande roue du japon, et peut être du monde (115m de haut). La vue était magnifique d’en haut : on surplombe toute l’ile, à cette hauteur on était presque au niveau des avions… La baie de Tokyo est vraiment sympa et au loin on pouvait voir un regroupement de buildings qui n’est autre que le centre de Tokyo.


La partie Universal Design Toyota (un autre bâtiment) présente des objets bien pensés comme le piano déroulant électronique en caoutchouc, les stylos ergonomiques (perso je préfère mon bon vieux Bic), et surtout des véhicules futuristes : ce sont des monoplaces, l’un est doté de roues et l’autre fonctionne sur 2 jambes ! Extra, mais nous sommes arrivés trop tard pour la démo.


Venus Fort est un immense centre commercial construit sur le modèle de rues italiennes avec un ciel bleu censé évoluer au fil du temps, il compte une 50aine de boutiques par étage (3 étages au total). C’est à voir.


Avant de partir on s’est arrêtés au Game Center de l’ile, un des plus grands qu’on ait vu à tokyo. Mélody est encore une fois parvenue à me tirer dans un de ces Purikura pour prendre un nouveau jeu de photos débilos décorados. Celui là était un peu mieux que les autres : il y avait une structure pour se suspendre et faire des poses bizarroïdes. Pour l’édition des photos, le temps est compté, et si on ne fait pas assez vite, on se retrouve avec des photos à moitié détourées ou a moitié décorées, ou alors on ne parvient pas à choisir les photos que l’on veut garder. En essayant d’aller trop vite, nous avons cliqué un peu partout et l’écran téléphone portable est apparut (nous avions vu les japonaises coller le téléphone portable compatible en dessous de l’écran pour les télécharger). Mélo, furieuse partait déjà s’énerver contre la pauvre hôtesse qui accueillait les gens lorsque les photos sont sorties.Après quelques attrape-nigauds, nous avons repris le train pour rentrer (1h de transport quand même …).


A notre sortie du train, il s’est mis à flotter. C’était trop beau : un super soleil toute la journée, il fallait qu’on le paye tôt ou tard. Pas le choix nous sommes rentrés à l’hôtel sous la pluie, il n’avait pas l’air de vouloir s’arrêter, et même au contraire. Il était trop tard pour manger à l’hôtel, nous avons été obligés de courir jusqu’au mcDo sous des trombes d’eau et à travers un torrent qui déferlait dans toute la rue (j’exagère un peu mais c’était les éclairs les plus bruyants et violents que j’ai vu jusqu'à maintenant).

Après un bon repas bien gras, nous sommes enfin rentrés à l’hôtel se mettre au chaud dans le lit. On l’avait bien mérité.

vendredi 29 août 2008

28/08/2008 : Pika ! Pika !

Salut a tous ! Encore une journée pluvieuse au pays du soleil levant (ahahahhah).Ce matin l’affreux petit réveil démon nous a réveillé à l’heure, ENFIN, j’ai envie de dire ! Donc réveil à 8h, on traine un peu devant la chaîne de TV locale de Tokyo complètement kitsch, et c’est parti pour Roppongi ! C’est un quartier d’affaires la journée, et de sortie la nuit, on doit y aller pour voir un petit marché aux puces à l’immeuble « Roppongi Roi ». L’atmosphère aujourd’hui est vraiment pesante, il doit y avoir au moins 80% d’humidité, on se croirait dans une zone tropicale. On arrive donc à la gare de Roppongi, on trouve assez facilement l’itinéraire jusqu’au marché aux puces, et là ! ARF ! ARG ! Il n’y a que 2 stands pas terribles en plus…On se rabat donc sur la Midtown Tower, le plus grand building de tout Tokyo. On fait vite fait, bien fait une photo et puis départ pour la gare de Daimon non loin de là.


Mais quel est l’intérêt de Daimon ? Eh bien…le plus grand POKEMON CENTER de tout le Japon ! Il y en a 5 en tout, et ils vendent des tas d’objets dérivés Pokémon en exclusivité pour le Japon ! Vous pensez bien qu’on n’allait pas rater ça ! On le trouve assez facilement, et là on fait littéralement la razzia du magasin. Ils vendent même de la bouffe Pokémon, et on ne s’est pas privés d’en acheter ! On est donc en possession de biscuits Pokémon, pates Pokémon, Thé vert Pokémon et d’autres objets aussi inutiles qu’indispensables, vous l’imaginez bien !


Il est presque midi, et comme le quartier n’est pas terrible, on décide d’aller à notre prochaine destination pour manger un bout : Akihabara, le quartier de l’électronique et des mangas. En se dirigeant vers la gare, on tombe sur un panneau qui en lui-même n’est pas très intéressant, mais la photo parle d’elle-même… Interdit aux vélos de se garer dans le quartier, avec évidemment une bonne trentaine de vélos garés devant le panneau. Et imaginez quoi ! Tous ces vélos ont eu des PV ! Incroyable non ?





On mange des Onigiris dans un petit fast food de la gare d’Akihabara, et on sort à la sortie d’Electric Town.

Cette partie de la ville est peut être la plus extravagante qu’on ait vue, dès qu’on sort, on ne peut pas louper les immenses boutiques d’électronique, avec des mecs qui hurlent des choses incompréhensibles dans des mégaphones devant chacune d’elles, et les 15 chaînes hi-fi qui diffusent chacune une musique différente (pour chaque boutique toujours). Tout ceci est ponctué de TaxFree shops où vous pouvez acheter du matériel compatible avec l’Europe (car il faut savoir qu’au Japon on est en 110 Volts, ntsc, langue japonaise, prise différente…), des boutiques de Mangas, et d’arcades de jeux vidéos et de Pachinkos. Nous avons découvert une boutique extraordinaire de jeux vidéo rétro, on y trouve toutes les anciennes consoles avec leurs jeux respectifs en japonais bien sur. Le magasin s’étant sur 3 étages, avec 8 rayons par étage, dans chaque rayon il y a environ 4 consoles en libre utilisation, le son monté à fond, avec une bonne flopée de geeks à lunettes accrochés au bout des fils. Ah ces douces musiques 8bits qui ont bercé notre enfance…
On fait donc notre petit shopping, et je peux vous dire qu’on a bien fait le plein !


Dans ce quartier, vous pourrez aussi trouver des Maid Cafés. Ce sont des bars aux décorations de maisons de poupées, où de jeunes et belles hôtesses costumés en soubrettes sexy vous invitent à vous détendre et vous divertir, et proposent même des services de réflexologie. Mais attention, tout ceci reste bon enfant, ce ne sont pas des prostituées, mais juste l’application de délires de mangas, histoire que la réalité ne soit pas trop dure pour tous ces japonais coincés dans un univers bucolique et fantastique. On voulait allez boire un verre dans l’un d’eux, mais il était un peu tôt, donc on est repartis faire un tour, mais on avait trop les pieds en compote (encore une fois !), et on est rentrés à l’hôtel. On est sortis à Shinjuku ensuite dans le Kabuki-cho pour manger du Wagyu Beef (ou bœuf de Kobe), en barbecue Coréen. Le concept est très sympa, au milieu de la table il y a un trou avec un bruleur et une grille, et on vous amène votre viande crue et vous la cuisez vous-même. Et chose encore plus impressionnante : si vous avez encore faim, il y a un petit écran tactile pour chaque table, où vous pouvez commander autre chose. Ca se présente comme une boutique en ligne sur internet. Vous choisissez dans la carte interactive, et vous ajoutez au panier. Quand vous avez terminé, vous allez dans votre panier, vous ajustez les quantités, et vous validez. Un serveur vient quelques minutes à peine plus tard vous amener ce que vous avez choisi ! Le problème c’est que tout est en japonais !!! Mais avec les photos et un peu d’intuition, on s’en est bien sortis ! A la fin du repas, on nous a offert du thé, tout le monde était très sympa et l’endroit magnifique. Encore une fois, ce n’est pas parce que le restaurant à pignon sur rue qu’il est meilleur ou plus joli, la preuve, pour y accéder, on a emprunté un ascenseur complètement pourri et glauque, et l’endroit était l’opposé !



Après ce délicieux repas, on a joué à « Guitar Freak » dans une arcade, c’est une sorte de Guitar Hero mais avec 3 boutons seulement, et beaucoup plus précis que sur nos consoles, et l’on peut jouer en duo à la batterie avec quelqu’un d’autre, en l’occurrence c’était mon chéri !

Voilà, à demain !

mercredi 27 août 2008

27/08/08 : Purikura

Hier soir nous avons réglé le fameux réveil de l’hôtel sur 9h pour essayer d’être matinaux, mais mélo l’a éteint en dormant (elle a eu tant de mal à trouver le bouton hier que c’est resté gravé dans sa tête). Résultat réveil à 12h par le room keeper qui était vraiment navré de nous avoir réveillés. Il m’a fait des courbettes à rase-motte (je n’en avais jamais vu de si basses !).

Bon en tout cas on a rattrapé le jet lag maintenant.
On se motive, nous prenons un café et un jus d’orange sanguine pressé à emporter chez SEGAFREDO, un croissant français chez « Vie de France café », qui au passage vend un tas d’aliments que je n ‘ai jamais vu en France (j’y habite pourtant non ?), et nous traçons jusqu’au Tokyo Metropolitan government building pour y admirer la vue à 360°, ou presque, de cette gigantesque mégalopole.
Une fois arrivés au 45ème étage (c’est mon record pour l’instant, mes oreilles ont pas mal décompressé durant la cette rapide ascension) on assiste à une vue splendide. Le ciel étant pourtant dégagé et ensoleillé, on ne voit pas tout Tokyo parce que c’est trop grand…

Prochaine étape : Kichijoji, nous prenons le JAPAN RAIL (JR) ligne Chuo en direction de Mitaka, les buildings rapetissent un peu lorsqu’on s’éloigne du centre. Nous arrivons à la gare après 20 min de train environ. Kichijoji est un quartier très sympa avec des petites rues commerçantes dont une couverte très typique. La cigarette y est aussi proscrite, et dans le coin fumeur nous trouvons plus de détails sur cette interdiction de fumer dans les rues : risque de bruler, intoxiquer les enfants, salir et faire du mal aux rats qui grouillent dans les égouts (ne pas oublier que pas mal de japonais sont bouddhistes, ca les touche particulièrement).
Les commerçants ici crient tous pour attirer le client, on n’a pas compris ce qu’ils disaient mais leur communication est très mélodieuse. Nous avons pu constater que les fruits au japon sont vraiment énormes : la pèche japonaise fait 2 fois la taille de celle qu’on a l’habitude de voir, et idem pour le raisin.
Nous avons enfin trouvé un yakuhen shop (mini market où tout est à 100 Yens) dans lequel nous avons acheté quelques babioles usuelles très typées : une éponge de cuisine, une éponge corporelle, et quelques stikers. A noter que tous ces accessoires sont dotés de petits visages souriants.
Une fois arrivés au steak house que nous avions sélectionné (qui était censé servir un bœuf de kobé extra), il était 16h… Pas de service avant 18h. Ce n’est pas grave… on en trouvera un autre plus tard (trop à la bourre dans le planning).


Départ pour harajuku pour cette fois arriver plus tôt et voir des cosplayers. Mais non toujours pas, ou presque : nous croiserons seulement 2 petites japonaises habillées en princesse. C’est en fait le dimanche que le cosplay est le plus pratiqué.
Nous retournons à shibuya que nous n’avons que très peu exploré le 1er jour. C’est vraiment incroyable le monde qu’il peut y avoir sur la route à chaque fois que le feu passe au rouge, c’est la qu’on comprend vraiment l’intérêt d’interdire la cigarette dans les rues.
Nous montons au 1er étage du starbuck coffee qui a une vue surplombant la rue principale. Les photos y sont interdites mais c’est pour ca qu’on s’est payé un café chacun alors on bravera les interdits.


Nous avons réussi à trouver le rayon homme du 109 Tower shop, il est, ou plutôt ils sont (3 étages), dans un autre building de 7 étages lui aussi. Même ambiance que dans le premier avec une musique assourdissante (on la supporte mieux : on a bien dormi cette nuit). Certains petits magasins ont acheté la compil tecktonik volume 2 et la diffusent en boucle. Les vêtements y sont beaucoup trop cloutés, brillants et slim pour moi, je n’y trouverai pas mon bonheur, mais nous y découvrons les Purikura : d’énormes photomatons dans lesquels on laisse libre court à notre imagination. Un studio photo complet avec fond vert, éclairages dans tous les sens et retour vidéo sur écran tactile. Bon on n’a pas tout compris (c’est en japonais seulement) mais on a réussi à se tirer le portrait et y ajouter des tas de dessins. Les japonaises sont comme des dingues la dedans, on y entant des rires qui dépassent le bruit des machines (pourtant très bruyantes !).


Pour manger (1er repas de la journée en fait…) nous retournons dans le Yoshinoya qui nous avait servi de si bons Gyudon. Très enchantés par le repas encore une fois. Une dernière balade dans les rues de Shibuya et nous rentrons à l’hôtel avec les pieds paralysés. Un bon bain s’impose encore une fois.

mardi 26 août 2008

26/08/08 : Kawaii

Salut à tous, c’est moi (Mélody) qui reprend le relais du blog aujourd’hui !
On a passé une très bonne nuit dans notre magnifique hôtel, mais malheureusement le réveil a été dur ! Le précédent occupant avait activé le réveil de la chambre à 6h15… Imaginez notre surprise (et surtout notre mauvaise humeur) ! Nous avions rendez-vous à 10h moins dix au Palais Impérial, pour une visite presque VIP, car il a fallu demander un permis à l’avance. En tout cas, pas question pour nous de nous lever à 6h pour une RDV à 10h ! Le vilain petit réveil a du sonner une bonne quinzaine de fois avant que je trouve enfin le bouton pour le désactiver (ce qui n’a pas diminué la haine que je partais au petit objet diabolique). Avec toute cette histoire, on s’est levé un peu tard et pas très frais. A 9h nous étions devant la gare de Shinjuku, enfin prêts ! Ce qu’on n’avait pas prévu, c’était l’itinéraire pour se rentre à la gare de Tokyo (la plus proche du palais impérial). Les plans de métro sont pour la plupart écrits en japonais (aïe !!!), et on a débattu 20 bonnes minutes sur le chemin qu’il fallait prendre. Une fois décidés, nous avons pris la Yamanote en direction de Yoyogi/Shibuya, et nous sommes sortis à la Marunouchi Central Exit de la station Tokyo. Ce trajet a duré 29 minutes, et le palais est à 15 minutes à pieds de la station. Alors si vous êtes bon en calcul, vous avez vite compris que nous étions en retard ! On s’est quand même pointés, sachant pertinemment que la qualité principale des japonais est la ponctualité, et que nous n’aurions aucune chance de rattraper le groupe déjà parti en visite. J’avance alors vers le garde de la porte « Kikyo-mon » et lui tend mon papier, accompagné d’un timide et gêné « Konichiua », il rit gentiment en tapotant sa montre (c’est bon on sait qu’on est en retard !). La gardienne me passe quelqu’un au téléphone qui me confirme que ce n’est plus possible de faire la visite et me propose d’aller visiter les jardins de l’Est. Mais honnêtement on n’avait plus trop envie.

On décide donc de se diriger vers Ginza, à pieds, non loin de là (enfin, une bonne demi heure à pieds quand même). Ginza, c’est le quartier huppé de Tokyo, ou se côtoient les marques de haute couture comme Dior, Chanel, Vuitton, et le top de la High Tech, avec le show room Sony sur une dizaine d’étages ou encore le magnifique Apple Store. On s’arrête pour un petit encas, car on n’avait pas pris de petit dej, et un bon café. Ensuite, direction le showroom Sony, où l’on a pu tester les dernières nouveautés en matière de photo, vidéo, etc… Ils ont aménagé un aquarium avec des raies et des requins devant l’immeuble imposant, et les images sont retransmises un peu partout à l’intérieur sur des écrans omniprésents. Puis séance shopping à Uniqlo, où on a fait la razzia. C’est une chaîne de vêtements japonaise, pas très chère et de bonne qualité (ex : 25€ un pull en cashmere). Il pleuviote un peu jusqu’à l’Apple Store où l’on a encore essayé d’acheter un iPhone sans succès…

Après ce séjour au pays du luxe, on emprunte la Ginza Line jusqu’à Asakusa, le vieux Tokyo. On a dans l’idée de visiter le Temple bouddhiste Sensoji, pour une première expérience dans les traditions japonaises. On emprunte la Nakamise, une petite rue commerçante grouillante de commerces de souvenirs et sucreries en tous genres. J’en profite pour m’acheter un magnifique Yukata (c’est un kimono d’été), avec une superbe ceinture, et tiens, bah j’en prends 2 ! On fait un petit arrêt au Mc Do parce que le chéri à faim, et j’achète des cigarettes locales histoire de voir quel goût ça a (pas terrible franchement). On se dirige vers le temple, il est vraiment magnifique ! Une immense porte en bois décorée d’énormes lampions rouges nous accueille, pour arriver dans une petite cour où l’on observe des rites alors encore inconnus à nos yeux. Le temple fourmille de groupes de touristes promenés par des guides tenant un pikachu au bout d’un bâton pour être bien reconnaissable, d’écolières en uniformes criant « Kawaii desu ne ! » à tout va, et de ravissantes jeunes filles en Yukata. Je décide de leur demander de prendre une photo avec elles car elles sont vraiment « Kawaii » celles-ci (kawaii = mignonne), elles acceptent gentiment (comme tous les japonais à vrai dire, quel peuple agréable et accueillant !), et m’expliquent aussi comment connaître ma bonne fortune grâce à 100yens, dans un anglais pas terrible. Je me prête au jeu, je mets ma pièce de 100yens dans une petite urne, qui me donne le droit de secouer une boîte en ferraille. Je m’exécute, et au milieu du bruit tonitruant d’une dizaine d’autres boîtes secouées par les autres à côté de moi, un petit bâtonnet s’échappe de la boîte, avec une inscription dessus. Une des jeunes filles en yukata m’explique que c’est un numéro, le 73, et qu’il correspond à un tiroir qu’il faut que j’ouvre. J’ouvre donc le tiroir et en tire un papier. « C’est un peu comme un fortune cookie » me dit-elle, soit c’est un message de chance, et à ce moment là on le garde, soir c’est un message de malchance et il faut le plier et l’attacher sur un petit arbre à messages. AIE !!!!C’est de la malchance pour moi, je vais donc l’accrocher sur un barreau parmi les autres petits papiers déjà présents. Après tout ça, on fait un peu de shopping dans la Nakamise, on achète des souvenirs, des biscuits et du thé vert, et même des vêtements pour notre petit Nacho ! On traine un bon moment dans cet endroit qu’on a vraiment aimé, pour reprendre la Ginza Line et rentrer à Shinjuku pour déposer tous nos paquets à l’hôtel et prendre un bon bain relaxant.




Enfin à l’hôtel ! Après un bon bain et une séance d’essayage des nouvelles fringues qu’on avait acheté, direction le quartier des Pachinko à côté pour trouver un petit resto. Je ne voulais plus mettre mes converses, j’avais trop mal aux pieds, alors j’ai sorti mes ballerines, mais ce n’était pas beaucoup plus prometteur. Mais heureusement que les japonais sont inventifs et pensent à nos pieds fragiles. J’avais vu plusieurs fois toutes ces petites nanas branchées avec de toutes petites chaussettes trop mignonnes, en dentelles avec des petits nœuds, alors j’en ai acheté, mais sans savoir qu’elles étaient d’un confort jusqu’alors inégalé ! Un petit coussin sous la plante des pieds y est cousu ! J’ai donc enfilé ces super socks trop kawaii, et hop on était partis ! La pluie s’était enfin arrêtée et on est allés dans un resto dans le quartier au hasard. A vrai dire, on ne peut se fier qu’aux photos des plates servis sur les devantures des restaurants. On s’engage donc au sous sol d’un bâtiment (ce qui paraît être normal au Japon ou en tout cas à Tokyo, car les restos n’ont pas tous pignon sur rue !). C’est un charmant petit resto, cosy, feutré, avec des tables ou l’on mange à genoux à la japonaise, ou assis à l’occidentale. Mais bon avec nos têtes, on a mangé à l’occidentale vous pensez bien ! Sushis au thon rouge pour monsieur, et poulet caramel et riz grillé pour mademoiselle, avec une bière au cassis. Petite chose intéressante à noter : les serveurs ne viennent pas à votre table pour vous importuner à tout va, ils débarquent que quand vous les avez sonné ! Non je ne plaisante pas, un bouton est placé de côté, et dès que vous le pressez, un serveur se pointe, se met à genoux et répond à vos moindres services. Extra en termes d’efficacité, mais un peu gênant tout de même quand on n’a pas l’habitude.

Après ce très bon repas, on a voulu essayer du pachinko, et des arcades de jeux vidéo délirants, mais il était un peu tard et ils commençaient tous à fermer. On a observé un peu les cinglés de Dance Dance Revolution, Guitar Hero, et d’une sorte de « Magic : The Gathering » mais en live sur un écran tactile, mais avec des vraies cartes (je vous rassure on n’a rien compris non plus). Mathieu a joué à Half Life 2 et on a joué à un jeu sur des tambours, mais l’explication était en japonais et on s’est contenté de taper de partout, mais je ne crois pas qu’on ait gagné…



Pour finir, on a acheté une bière nommée Sapporo, et une autre Arashi à la pomme dans un combini (24h store), et retour bien mérité à l’hôtel… La suite demain !

25/08/08 : Irasshaimase !

La journée commence à 12h locale (Ça y est fini les heures FR). Après avoir déposé les bagages à l’hôtel nous décidons de faire un petit tour dans la ville : rendez-vous au petit rassemblement de magasins de quelques pattés de buildings. Il y a quelques magasins d’électronique, de téléphones, des commerces de proximité, et des centres de jeu avec par exemple le PACHINKO (jeu d’argent apparemment incompréhensible qui consiste à mettre un seau de billes dans une machine et de regarder si on gagne, même pas le plaisir de tirer la manette de la machine à sous). (On a essayé d’acheter l’IPHONE dans un des mobile shop mais impossible pour nous européens d’acheter ce téléphone car il est vendu qu’avec forfait, on ressaye demain…)

On en a assez vu, on aura le temps de découvrir ce quartier plus tard car c’est la qu’on va trainer tous les soirs.
Direction Shibuya pour faire un tour dans les magasins et manger un bout.
Shibuya est situé à 4 arrêts de train (ligne YAMANOTE) de SHINJUKU. Le quartier regroupe un bon nombre de boutiques dédiés à la jeunesse japonaise (principalement des magasins de vêtements et accessoires de mode).
Après un tour de repérage, nous trouvons un petit fastfood japonais (un couloir avec un comptoir tout le long) ici tout le monde mange au comptoir face au serveur. Sitôt entrés, ils nous invitent à nous installer et nous donnent un verre d’eau pour patienter. Nous commandons un bœuf riz salade soupe (Gyudon). Le repas fut copieux, succulent et le tout pour 500 Yens chacun (3€ environ).

Tant qu’on est à Shibuya, nous faisons un petit détour par 109 Shopping, une tour de 7 étages dédiée à la mode féminine. Chaque petite boutique propose un panel de vetements excentriques à nos yeux, et nous sommes bercés par des musiques assourdissantes qui se superposent (j’ai l’impression d’avoir pris un coup de vieux… ca doit être le jet-lag). Mélo est quand même parvenue à trouver une paire de spartiates montantes en cuir noir a bon prix (2100 Yens soit environ 12 euros).
Il est l’heure d’aller faire le check-in à l’hôtel, qui au passage est vraiment magnifique. Notre chambre est située au 8ème étage avec un lit double, une grande fenêtre, un bureau, un écran LCD avec une 30aine de chaines japonaises (les premiers touristes au japon sont les japonais…), des toilettes dernier cri et une baignoire. On a bien mérité un bon bain, non ?
Après un peu de repos, nous nous rendons à HARAJUKU en espérant voir des cosplayers (cosplay de costume play : qui signifie se déguiser en personnages de mangas ou autres et de circuler en ville) mais il est un peu tard, la grande majorité a du rentrer à la maison. Une des tendances est d’avoir la moitié du costume cosplay et l’autre en habit normaux « découpés dans le sens vertical ».

Nous nous rabattons sur une découverte des boutiques les plus excentriques de la ville, Shibuya à coté c’est de la rigolade… Vetements pour chien (on a failli acheter une veste à Nacho), vetements de récup (survêtements aux couleurs criardes des années 90), ou encore des accessoires de mode tels que les lunettes space invaders, les montres binaires, divers articles cloutés, des jeans découpés avec faux caleçon intégré, etc.
On y trouve des pantalons de jogging associés à des mocassins vernis avec par exemple un t-shirt-foulard-gilet, c’est un défilé des styles les plus extravagants les uns que les autres mais qui étrangement passent très bien sur eux. Si je mettais ça j’aurai l’air d’un branquignole…
Ce qui est merveilleux ici, et on y ressent bien la gentillesse des japonais, c’est que même sur les vêtements les plus trash on va trouver du ‘HAPPY’ ou du ‘LOVE’.
Les japonais sont très propres, tous les styles sont tolérés ici et ne choquent personne tant que ca reste propre. Par soucis de propreté, ils ont même interdit de fumer en marchant dans certains quartiers, on ne doit fumer qu’a proximité d’un cendrier.
Au passage je ne savais pas qu’Avril Lavigne avait sorti une ligne de vêtements, mais je savais encore moins qu’il existait des kébabs à son nom ! Et le tout dans la même boutique !
Repas au macDo. Pas très class je sais mais on avait très faim et les restaurants se faisaient rares dans le coin. On a pu découvrir le McCrevette spécialité japonaise.
En sortant on sent une bonne odeur de crêpe, on se rapproche d’une mini crêperie. Comme d’habitude les japonais en recherche constante d’évolution on fait du tunning avec nos bonnes crêpes bretonnes. Ici on y colle des fruits entiers avec une boule de glace accompagnée de chantilly le tout enroulé dans un cornet en carton. On goutera peut-être une autre fois…

Direction l’hôtel pour se changer encore une fois. C’est vrai je ne vous ai pas dit : il pleuvine presque en permanence avec une température de 30°c. Ce n’est pas désagréable au final quand il fait trop chaud on se passe sous la flotte.

Pour le soir rendez-vous au quartier Kabuki-cho juste à coté de shinjuku. C’est un quartier cho comme son nom l’indique, mais rien à voir avec le redlight d’Amsterdam où les péripatéticiennes sont affichées en vitrine, ici tout est caché derrière des rideaux en plastique et les devantures sont des dessins style manga représentant des filles entièrement habillées. Seul le regard est peut être un peu aguichant.
Il faut savoir que les japonais délaissent de plus en plus ce genre de pratiques et préfèrent se faire un bon karaoké.

Juste à coté, on trouve des bars, des restaurants, quelques petits commerces ou encore des salles de jeu. J’ai d’ailleurs réussi à gagner non pas une mais 4 peluches porte-clés dans une des machines ou on télécommande une pince (que j’ai toujours appelé les « attrape-nigaud »).

Sous conseil du guide du routard, nous nous rendons à golden gai, petit quartier dans lequel les bars font 10m² offrant l’accès à 7-8 personnes. Nous montons un escalier très raide avec de courtes et hautes marches pour entrer dans « La jetée », c’est un bar dans lequel la patronne, japonaise, parle français. Tarantino et Francis Ford Coppola sont d’ailleurs des habitués de ce bouiboui. L’ambiance y est très chaleureuse, nous y rencontrons 3 francophones résidant ici et 2 japonais, correspondants français pour l’équipe tv. La fin de soirée fut très agréable, nous avons gouté une délicieuse liqueur d’abricot japonaise ainsi qu’un cha-cho (que je pourrai comparer à la grappa italienne, c’était une épreuve de boire ce truc). La patronne nous a servi des toasts au saumon, mélo n’aimait pas : parfait j’en ai eu 2 ! La discussion avec les 2 journalistes fut très enrichissante, et nous savons maintenant ou manger un bon bœuf de Kobe : au KEIO PLAZA.

24/08/08 : 1er jour de voyage

Ce premier jour de voyage fut un jour voyage : au programme avion, attente en aéroport puis avion et enfin bus.

Commençons par le début :
Le 23/08/08, nous avons réservé notre journée à la préparation physique (dodo) et préparation des bagages. 15 culottes, 15 caleçons, 23 paires chaussettes, valises et la c’est le drame : une des 2 valises, pas la super valise ROXY que mélo s’est offerte il y a une semaine, celle qui moisissait dans la cave a subi une inondation. Bon, pas de problème je me contenterai d’un sac SANS ROULETTE puisque c’est de ma faute et que j’aurai du vérifier ma valise à l’avance.
Peu après Mumu, alias Belle maman, nous rejoint pour passer la nuit à nos cotés et nous déposer à l’aéroport le lendemain matin a 5h30.
Tout se passe comme prévu hors-mis que la nuit fut très courte dû au tant attendu marathon.

Arrivée a l’aéroport a 6h, bisous Nacho, bisous Mumu, on passe la douane, sachez au passage qu’il est interdit d’avoir un pied d’appareil photo supérieur à 25cm, le mien faisait 24 ouf..

Décollage à 7h30, arrivée à Londres à 9h locale (=10h fr) ou on attend jusqu'à 13h00 locale avec un monde fou, un changement de terminal, un temps pourri auquel on ajoutera une climatisation excessive de l’aéroport (ils sont fous ces anglais) et des contrôles de douane sans chaussures.




Enfin départ pour Tokyo dans un avion confortable écran LCD tactile pour chaque passager et appui-tête multipostions idéal pour dormir. Après 14h de vol nous arrivons enfin à Narita Airport. Il est 9h locale (soit 2h fr) on subi déjà un léger jet-lag mais tout va bien (grâce à LEXOMIL).


Après 80 minutes de airport limousine service (non ce n’est pas des limo… c’est un bus) nous arrivons enfin à notre sublime hôtel le SUNROUTE PLAZA situé en plein SHINJUKU, le quartier qui bouge le plus, et pile à coté de la gare la plus fréquentée du monde (2 millions de voyageurs par jour).



vendredi 8 août 2008

Je vous présente Nacho de la Vega

Voici notre nouveau petit compagnon, il s'appelle Nacho et c'est un Chihuahua. Ca fait maintenant 5 mois qu'il fait partie de la famille, mais là sur la photo il n'a que 3 mois. On l'adore, il est trop choupi-mignon!!! Bon je vous met d'autres photos.

Bises

Bientôt : le JAPON !!!

Ca fait vraiment un bail qu'on n'a plus rien écrit ! Mais le blog va reprendre de l'activité, car nous partons au Japon le 24 Août pendant 2 semaines. Et on va essayer de tenir le blog pendant le voyage cette fois !

Notre périple commencera à Tokyo, où on y restera 1 semaine complète, il y a tant à voir... Ensuite on prendra le train direction Hiroshima et l'île de Miyajima. Puis on remontera vers Kyoto en faisant un stop au château d'Himeji, pour finalement revenir à Tokyo pour partir.


A Tokyo nous logerons au Shinjuku Plaza Sunroute.



A Miyajima ce sera dans un Ryokan que nous irons. Ce sont des petits B&B, où l'on est dans une famille japonaise, parfait pour une immersion totale. La vie au Ryokan, c'est : nuit sur des futons, cérémonie du thé en kimono et pourquoi pas un karaoké en famille ! Notre choix s'est arrêté sur le Yamaichi Bekkan, il est situé à l'arrivée du ferry sur l'île de Miyajima, classé dans les plus beaux paysages du Japon, où des daims en liberté vous accueillent...le rêve quoi !


On n'y passera qu'une seule nuit, et ensuite direction Hiroshima à seulement 40 minutes en comptant le temps de traversée du ferry. Ici aussi notre choix s'est porté sur un Ryokan : le Serabekkan.



Nous reprendrons le train le lendemain direction Kyoto, mais avant celà, sur la route, ou plutôt sur les rails...on s'arrêtera faire la visite du magnifique château d'Himeji.




A Kyoto, on élira domicile au Kikokuso Ryokan pour 3 nuits.



Et pour notre dernière nuit, nous la passerons à Tokyo au Shinjuku Washington Hotel.



Tout ça c'est beaucoup d'organisation, et il y a 2 ou 3 choses qui nous ont bien aidé et que je vous recommande si vous aussi vous souhaitez partir au Japon:

  • Le Japan Rail Pass ou JRPass : vous ne pouvez l'acheter qu'en dehors du Japon et il vous permettra d'utiliser tous les trains du réseau JR dans le Japon.

  • Le guide du routard Japon, qui fourmille d'informations sur les restos, les boutiques, la vie en général.

  • L'office du tourisme japonais en France, qui nous a envoyé des tonnes de documentation gratuite. Il faut juste leur passer un coup de fil, ça marche pour tout le monde.

  • Le site internet http://voyageforum.com/v.f


Alors voilà, on est à J-16 et on n'en peut plus ! On a trop hâte d'y aller !
A plus tard !