Salut à tous, c’est moi (Mélody) qui reprend le relais du blog aujourd’hui !
On a passé une très bonne nuit dans notre magnifique hôtel, mais malheureusement le réveil a été dur ! Le précédent occupant avait activé le réveil de la chambre à 6h15… Imaginez notre surprise (et surtout notre mauvaise humeur) ! Nous avions rendez-vous à 10h moins dix au Palais Impérial, pour une visite presque VIP, car il a fallu demander un permis à l’avance. En tout cas, pas question pour nous de nous lever à 6h pour une RDV à 10h ! Le vilain petit réveil a du sonner une bonne quinzaine de fois avant que je trouve enfin le bouton pour le désactiver (ce qui n’a pas diminué la haine que je partais au petit objet diabolique). Avec toute cette histoire, on s’est levé un peu tard et pas très frais. A 9h nous étions devant la gare de Shinjuku, enfin prêts ! Ce qu’on n’avait pas prévu, c’était l’itinéraire pour se rentre à la gare de Tokyo (la plus proche du palais impérial). Les plans de métro sont pour la plupart écrits en japonais (aïe !!!), et on a débattu 20 bonnes minutes sur le chemin qu’il fallait prendre. Une fois décidés, nous avons pris la Yamanote en direction de Yoyogi/Shibuya, et nous sommes sortis à la Marunouchi Central Exit de la station Tokyo. Ce trajet a duré 29 minutes, et le palais est à 15 minutes à pieds de la station. Alors si vous êtes bon en calcul, vous avez vite compris que nous étions en retard ! On s’est quand même pointés, sachant pertinemment que la qualité principale des japonais est la ponctualité, et que nous n’aurions aucune chance de rattraper le groupe déjà parti en visite. J’avance alors vers le garde de la porte « Kikyo-mon » et lui tend mon papier, accompagné d’un timide et gêné « Konichiua », il rit gentiment en tapotant sa montre (c’est bon on sait qu’on est en retard !). La gardienne me passe quelqu’un au téléphone qui me confirme que ce n’est plus possible de faire la visite et me propose d’aller visiter les jardins de l’Est. Mais honnêtement on n’avait plus trop envie.
On décide donc de se diriger vers Ginza, à pieds, non loin de là (enfin, une bonne demi heure à pieds quand même). Ginza, c’est le quartier huppé de Tokyo, ou se côtoient les marques de haute couture comme Dior, Chanel, Vuitton, et le top de la High Tech, avec le show room Sony sur une dizaine d’étages ou encore le magnifique Apple Store. On s’arrête pour un petit encas, car on n’avait pas pris de petit dej, et un bon café. Ensuite, direction le showroom Sony, où l’on a pu tester les dernières nouveautés en matière de photo, vidéo, etc… Ils ont aménagé un aquarium avec des raies et des requins devant l’immeuble imposant, et les images sont retransmises un peu partout à l’intérieur sur des écrans omniprésents. Puis séance shopping à Uniqlo, où on a fait la razzia. C’est une chaîne de vêtements japonaise, pas très chère et de bonne qualité (ex : 25€ un pull en cashmere). Il pleuviote un peu jusqu’à l’Apple Store où l’on a encore essayé d’acheter un iPhone sans succès…
Après ce séjour au pays du luxe, on emprunte la Ginza Line jusqu’à Asakusa, le vieux Tokyo. On a dans l’idée de visiter le Temple bouddhiste Sensoji, pour une première expérience dans les traditions japonaises. On emprunte la Nakamise, une petite rue commerçante grouillante de commerces de souvenirs et sucreries en tous genres. J’en profite pour m’acheter un magnifique Yukata (c’est un kimono d’été), avec une superbe ceinture, et tiens, bah j’en prends 2 ! On fait un petit arrêt au Mc Do parce que le chéri à faim, et j’achète des cigarettes locales histoire de voir quel goût ça a (pas terrible franchement). On se dirige vers le temple, il est vraiment magnifique ! Une immense porte en bois décorée d’énormes lampions rouges nous accueille, pour arriver dans une petite cour où l’on observe des rites alors encore inconnus à nos yeux. Le temple fourmille de groupes de touristes promenés par des guides tenant un pikachu au bout d’un bâton pour être bien reconnaissable, d’écolières en uniformes criant « Kawaii desu ne ! » à tout va, et de ravissantes jeunes filles en Yukata. Je décide de leur demander de prendre une photo avec elles car elles sont vraiment « Kawaii » celles-ci (kawaii = mignonne), elles acceptent gentiment (comme tous les japonais à vrai dire, quel peuple agréable et accueillant !), et m’expliquent aussi comment connaître ma bonne fortune grâce à 100yens, dans un anglais pas terrible. Je me prête au jeu, je mets ma pièce de 100yens dans une petite urne, qui me donne le droit de secouer une boîte en ferraille. Je m’exécute, et au milieu du bruit tonitruant d’une dizaine d’autres boîtes secouées par les autres à côté de moi, un petit bâtonnet s’échappe de la boîte, avec une inscription dessus. Une des jeunes filles en yukata m’explique que c’est un numéro, le 73, et qu’il correspond à un tiroir qu’il faut que j’ouvre. J’ouvre donc le tiroir et en tire un papier. « C’est un peu comme un fortune cookie » me dit-elle, soit c’est un message de chance, et à ce moment là on le garde, soir c’est un message de malchance et il faut le plier et l’attacher sur un petit arbre à messages. AIE !!!!C’est de la malchance pour moi, je vais donc l’accrocher sur un barreau parmi les autres petits papiers déjà présents. Après tout ça, on fait un peu de shopping dans la Nakamise, on achète des souvenirs, des biscuits et du thé vert, et même des vêtements pour notre petit Nacho ! On traine un bon moment dans cet endroit qu’on a vraiment aimé, pour reprendre la Ginza Line et rentrer à Shinjuku pour déposer tous nos paquets à l’hôtel et prendre un bon bain relaxant.

Enfin à l’hôtel ! Après un bon bain et une séance d’essayage des nouvelles fringues qu’on avait acheté, direction le quartier des Pachinko à côté pour trouver un petit resto. Je ne voulais plus mettre mes converses, j’avais trop mal aux pieds, alors j’ai sorti mes ballerines, mais ce n’était pas beaucoup plus prometteur. Mais heureusement que les japonais sont inventifs et pensent à nos pieds fragiles. J’avais vu plusieurs fois toutes ces petites nanas branchées avec de toutes petites chaussettes trop mignonnes, en dentelles avec des petits nœuds, alors j’en ai acheté, mais sans savoir qu’elles étaient d’un confort jusqu’alors inégalé ! Un petit coussin sous la plante des pieds y est cousu ! J’ai donc enfilé ces super socks trop kawaii, et hop on était partis ! La pluie s’était enfin arrêtée et on est allés dans un resto dans le quartier au hasard. A vrai dire, on ne peut se fier qu’aux photos des plates servis sur les devantures des restaurants. On s’engage donc au sous sol d’un bâtiment (ce qui paraît être normal au Japon ou en tout cas à Tokyo, car les restos n’ont pas tous pignon sur rue !). C’est un charmant petit resto, cosy, feutré, avec des tables ou l’on mange à genoux à la japonaise, ou assis à l’occidentale. Mais bon avec nos têtes, on a mangé à l’occidentale vous pensez bien ! Sushis au thon rouge pour monsieur, et poulet caramel et riz grillé pour mademoiselle, avec une bière au cassis. Petite chose intéressante à noter : les serveurs ne viennent pas à votre table pour vous importuner à tout va, ils débarquent que quand vous les avez sonné ! Non je ne plaisante pas, un bouton est placé de côté, et dès que vous le pressez, un serveur se pointe, se met à genoux et répond à vos moindres services. Extra en termes d’efficacité, mais un peu gênant tout de même quand on n’a pas l’habitude.
Après ce très bon repas, on a voulu essayer du pachinko, et des arcades de jeux vidéo délirants, mais il était un peu tard et ils commençaient tous à fermer. On a observé un peu les cinglés de Dance Dance Revolution, Guitar Hero, et d’une sorte de « Magic : The Gathering » mais en live sur un écran tactile, mais avec des vraies cartes (je vous rassure on n’a rien compris non plus). Mathieu a joué à Half Life 2 et on a joué à un jeu sur des tambours, mais l’explication était en japonais et on s’est contenté de taper de partout, mais je ne crois pas qu’on ait gagné…

Pour finir, on a acheté une bière nommée Sapporo, et une autre Arashi à la pomme dans un combini (24h store), et retour bien mérité à l’hôtel… La suite demain !